Note : Pour les résumés des films, allez donc sur le site de Fantasia en cliquant sur le titre des films; je ne mets pas ces liens-là pour rien!Eh oui, je prends mon temps pour écrire mes critiques…
Genius Party
Genius Party est un ensemble de courts métrages d’animation quelque peu inégal. Voici, pour chaque réalisateur/métrage, mes impressions :
Genius Party (réalisé par: Atsuko Fukushima) 6/10
Petite introduction sans histoire – ou du moins à la trame narrative légère (et sans dialogue) – mettant en vedettes un drôle d’oiseau, des pierres-têtes et un gros party de couleurs. Ça nous prépare bien à ce qui va suivre : des trips d’auteurs sans retenu, avec beaucoup d’humour et d’humanité.
Shanghai Dragon (réalisé par: Shoji Kawamori) 8/10
Je pense bien que c’est celui que je préfère : ce jeune morveux un peu attardé qui devient le sauveur de l’humanité a quelque chose de touchant. Et l’histoire elle-même est hors un survol rapide et iconoclaste du genre anime/manga; on s’en donne à cœur joie tout en préservant une certaine innocence, un douce naïveté. J’aimerais bien le revoir, celui-là.
Deathtic 4 (réalisé par: Shinji Kimura) 6/10
Si ce n’était du type d’animation et du format de deux des quatre personnages principaux (les deux zombies, dont le principal qui ressemble bien trop physiquement à un Stewie [Family Guy] plus vieux de quelques années), j’aurai bien plus apprécié cette petite histoire d’enfants, qui, dans un monde où tout doit être mort-vivant, tentent de sauver une grenouille tombée là par hasard. Principalement de type « poursuite » (la partie la plus divertissante), la présence de l’intéressante Zombi Police et de leur entêtement suicidaire est ce qui m’a le plus diverti. Il y a du potentiel dans cette ouverture sur un monde souterrain apparemment très riche, mais si vitement présenté…
Doorbell (réalisé par: Yuji Fukuyama) 4/10
Histoire de doppelganger multiple, qui se dédouble comme si chaque évènement spécial, en l’occurrence sonner à une porte à la rencontre d’une autre personne, créait une ligne de vie différente qu’une des deux copies ne pourrait suivre, et qui, donc, doit continuer son chemin jusqu’à ce qu’elle soit plus rapide que don double. Deplus, il n’y a vraiment aucune innovation ou facture visuelle différente! C’est presque intéressant…
Limit Cycle (réalisé par: Hideki Futamura) 1/10
Les couleurs étaient belles. Le texte, une sorte de poème mystico-philosophico-égocentrique aurait eu avantage à être doublés et non sous-titré, car le résultat est qu’il a été possible de totalement décroché et d’attendre avec un certain ennui qu’on passe à l’animé suivant.
Happy Machine (réalisé par: Masaaki Yuasa) 7.5/10
Un autre animé sans dialogue, bien touchant et bien mené. De l’enfant abandonné dans une « maison » au milieu d’une plaine presque désertique à son destin ultime, on y retrouve le cycle de la vie, ses découvertes et ses déceptions. Je le répète : très touchant et subtil, et pas fleur bleue pour deux sous.
Baby Blue (réalisé par: Shinichiro Watanabe) 7/10
Entre l’amitié d’enfance et presque l’amour des adolescents, c’est un parcours réaliste de deux jeunes qui ont quelque chose à régler avec leur passé, et qui vivent finalement un évènement marquant, comme un roseau qui brise sous le vent. Quelque chose auquel les personnes qui ont perdu de vue leurs grands ami/es de jeunesse vont pouvoir s’identifier.
Pourquoi avoir mis celui-ci en dernier? Parce qu’il porte à réfléchir sur nous-mêmes? Peut-être, mais cette note touchante nous laisse partir avec nostalgie, ce qui, après l’humour et les éclats des autres films, ressemble plus à un « downer » qu’à un plus…
Vus et notés (sur 10):
Genius Party: 8
Truffe: 8