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09 juil 2009

TÉNÈBRES

Fantasia 2009 – Choix de films

Une petite année astreinte à d’autres priorités que le festival… Donc je m’en tiens à cinq films, pour lesquels j’ai déjà mes billets, parmi tous ceux qui auraient pu m’intéresser.

12 juillet – 12h00 TH: Thirst
14 juillet – 21h30 JA: The Clone returns Home
21 juillet – 19h35 JA : Canary
23 juillet – 22h00 JA : La possibilité d’une ile
28 juillet – 19h30 TH: Genius Party Behond

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Définition du jour - catégorie environnement:
irresponsabilité : dire que le Canada doit réduire ses émissions de GES de 80% pour 2050 sans mentionner l’année de référence et que cet objectif est non contraignant, au milieu d’un sommet du G8 où les autres participants paraissent être beaucoup intègres et moins retardés que Stephen Harper

24 sep 2008

TÉNÈBRES

Une autre pute à onglets

Après FaceBroke, voilà-ti pas que Cyberpresse aussi se vend à la refonte et devient laid et peu pratique à consulter.

Commence à en avoir marre. Manquerait plus que World of Warcraft fasse la même chose in-game.

Autant voter conservateur et voir les subventions aux nouveaux médias coupées. Fuck l'Internet! Retournons mille ans en arrière! Heil Harper!


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Définition du jour - catégorie efficacité:
réussir un bairdy : faire pire en moins de temps
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22 sep 2008

Master

FaceBook: se soumettre ou être absurde

La nouvelle mise en page de ce site de réseau social m’incommode tellement que j’ai l’intention de l’abandonner à la fin de septembre. En plus des multiples problèmes mentionnés dans cet article, je considère que les moyens que j’utilise pour rejoindre mes amies, mes connaissances et les autres qui suscitent mon intérêt, ne doivent pas être pénible. Que ce soit au niveau de l’accessibilité, de la visibilité ou ne serait-ce qu’avec une présentation sensée, qui ne se soumet pas à la mode des onglets, je n’accepte pas d’amoindrir la qualité de mon expérience parce qu’un geek milliardaire a décidé qu’il changeait de chemise.

Me semble que c’est clair.


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Définition du jour - catégorie cinéma:
Le retour de The Curse of Chuckie : film d’horreur mettant en vedette le Parti Conservateur du Canada et un député indépendant mort
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19 sep 2008

TÉNÈBRES

Liberté d’expression : le front politique et le front juridique

Aujourd’hui, je n’ai pas besoin de mettre en valeur Serpent Harper et son gang, car d’autres l’ont fait avec beaucoup plus d’impact et avec des artistes qui, même si je n’ai pas toujours d’affinités avec leur type d'humour, ont mis le poids de leur talent dans un clip de trois minutes lourd de sens… Voir : Culture en péril

Puis, comme si ce n’était pas suffisant, les Éditions Écosociétés sont l’objet de deux poursuites-bâillons (annoncées depuis un bout de temps, il me semble) de la part de deux grosses entreprises qui ont décidé de se payer ce luxe en Ontario, histoire de ne pas mettre les pieds au Québec probablement… Il y a une pétition et des informations que je vous invite à lire et à signer.

Bof, ce n’est pas comme si l’envie me manquait :
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Définition du jour - catégorie Cheryl Gallant:
terroriste canadien # 1 : Dr. Morgentaler
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08 sep 2008

TÉNÈBRES

Vu: Don’t Mess with the Zohan

Sur IMDB: Don’t Mess with the Zohan

Adam Sandler n’a pas froid à la caméra, c’est le moins qu’on puisse dire! Aborder avec une comédie le thème de la guerre entre Israël et les Palestiniens aurait pu être considéré comme une mauvaise blague, mais Sandler est plus sensé que cela : il en a souligné l’absurdité.

Ce film suit le meilleur agent des forces israéliennes qui, protifant d’une mission pour faire croire à sa mort, se rend à New York pour vivre le rêve américain à sa façon : en devenant coiffeur. Le personnage est simple, comme un grand enfant nourri à la mode des années disco et à la liberté sexuelle surprenante. Sa naïveté et l’humanité dont il fait preuve sont tout à son honneur – et tout à notre bonheur. D'ailleurs, les dames d'un certain âge pourront grandement apprécier la candeur de cet homme charmeur.

L’humour y est grandement absurde, mais pas toujours, car il faut bien que le public républicain puisse rire aussi, ce qui implique d’insérer des scènes d’un humour assez gras. J’ai trouvé cependant qu’il y avait assez de subtilité en général pour qu’on passe outre les quelques niaiseries qui nous sont présentées. Aussi, certaines morales soulignées à gros traits, dont l’Amérique terre d’opportunité et de paix, sont torpillées sans vergogne : on y trouve un millionnaire blanc et requin qui veut faire raser le quartier moyen-oriental pour construire un centre moderne de haute classe, les rêves brisés des émigrants arabes pris à travailler dans un magasin d’électronique, et les « patriotes » américains du type white power anti-autre…

C’est donc une comédie pleine d’humanité qui peut divertir quelques heures et nous éloigner de la stupidité humaine qui s’exprime encore aujourd’hui en Terre promise…

Note : 6.5/10

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Définition du jour - catégorie inculture:
une culture bev-odante : une culture construite à partir de mauvaise TV et qui inclut l’utilisation de chars de luxe
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07 sep 2008

TÉNÈBRES

Vu: La bunny du campus (The House Bunny)

Sur IMDB: La bunny du campus


Je veux souligner que si j’ai été voir ce film au cinéma, c’est que j’avais gagné une paire de billets pour aller le voir, car ce n’est pas le genre de film pour lequel que je paierai une entrée. Et avec raison.

C’est une pâle copie de Legally Blond, mais en plus prévisible et avec moins de finesse. Notons surtout la faiblesse des dialogues et prenons en exemple parmi d’autres, cette commande de Shelley dans un restaurant d’une certaine classe : « Yes, I think I'll have the mahi-mahi, but can I get it with just one mahi? » On remarquera en plus au passage que le réalisateur aurait dû s'acheter des Playboy et y constater que les filles dedans sont nues dedans - chose occultée dans ce film grand public.

On saluera les efforts louables des multiples actrices qui incarnent les universitaires en manque de… toute forme de superficialité. Leur jeu est hautement crédible avant leur transformation, et ensuite elles sont tellement hot que ça n’a plus d’importance.

Ce n’est qu’une comédie bonbon qui ne m’a pas fait rire à moitié autant que Ananas Express.

Note : 4.5/10

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Définition du jour - catégorie Cheryl Gallant:
non-conservateur : anti-chrétien
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05 sep 2008

TÉNÈBRES

Vu: Pineapple Express

Sur IMDB: Pineapple Express

Il y a longtemps qu’une comédie ne m’avait fait autant rire! Bien sûr, c’est un humour assez bas de drogués, mais, malgré quelques dérapages, on ne tombe jamais dans le pipi-caca de la plupart des comédies du même genre.

D’ailleurs, la scène qu’on voit en partie dans la bande-annonce (avec le type qui a mis son pied à travers le pare-brise d’une voiture) devrait être pièce d’anthologie tellement elle me rappelle (avec probablement un meilleur ridicule) ces comédies burlesques qu’on ne voit plus présentée de si hilarante façon.

Beaucoup d’irrévérence et d’action font que cette histoire est bien divertissante et distrayante. Si vous n’avez pas fumé un joint avant de voir ce film, ça ne vous empêchera pas de ressentir les même effets par après…


Note : 6.5/10


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Définition du jour - catégorie relations internationales:
ambroser un pays : lui faire perdre toute crédibilité environnementale sur la scène internationale
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04 sep 2008

TÉNÈBRES

Vu: 10 000 BC

Sur IMDB: 10 000 BC


Film épico-mythologico-aventuro-n’importe quoi, il a au moins la qualité d’accorder une intelligence supérieure aux félins, plus précisément à un tigre à dents de sabre.

Sinon, c’est un beau conte qui n’a aucun sens de la préhistoire et de la géographie : le héros quitte des plaines enneigées, se retrouve en Afrique noire où il s’allie à une alliance de royaumes tribaux, puis traverse un désert pour se retrouver dans une proto-Égypte afin de contrer des méchants arabes au service du dernier représentant de l’Atlantide qui se fait construire une pyramide avec l’aide de multiples esclaves et de mammouths domestiqués. CQFD.

Tel que je l’ai déjà mentionné, on donne dans le n’importe quoi, y compris le mysticisme shamanique facile. Si tout cette aventure trop sérieuse ne m’avait pas assommé voire abruti, j’aurais pu me déclarer diverti…

Note : 4/10
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06 aoû 2008

Evil Kitty

JO 2008

À partir de ce soir, je ne lirai plus aucune chronique sportive et ce, pendant au moins dix jours.

Sus aux Olympiques de la honte!


PS: Anyway, ai-je l'air de quelqu'un qui lit les chroniques sportives?
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01 aoû 2008

TÉNÈBRES

Fantasia 2008 – Dernières impressions

Mon festival a été plutôt plaisant en général. Entre le peu de choix présélectionné et les onze films que j’ai vu en moins de vingt jours (en excluant Hellbide 2), je pense que mon expérience a été plus motivante que l’année passée.

Aussi, les prix du festival ont mis à l’honneur un film que j’ai particulièrement aimé (et je n’ai pas voté!) : Let the right one in. Il a reçu le prix Or du public comme Meilleur film Européen, Nord ou Sud Américain, et les prix comme Meilleur film, Meilleur réalisateur et Meilleure direction photo dans la catégorie Compétition officielle – Longs métrages. Sans réinventé le genre, ce film de vampire est assez innovateur, bien filmé et réfléchi (et assez peu anglo-saxon) pour faire sa marque dans les futurs classiques. À voir dès que possible.

Parmi les autres films primés par le public, notons Repo: A Genetic Opera qui a eu l’Or comme Film le plus innovateur (mais ça peut se discuter), et Idiots and Angels qui a reçu l’Or comme Meilleur film d’animation (pourtant Genius Party et From Inside me paraissaient bien meilleurs).

En compétition officiel, je seconde le vote du jury qui a donné (au moins) le Bronze à From Inside dans la catégorie Compétition officielle – Premiers films. C’était mérité.

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PS : je n’ai pas parlé des courts métrages, peu nombreux de toutes façons, que j’ai vu avant les films. C’est parce qu’en discourir ne ferait que les mettre en valeur – qualité qu’ils n’ont pas eue, sauf Validation et Rojo Red (qui a d’ailleurs remporté le Bronze du public comme Meilleur court métrage).


Vus et notés (sur 10):
Accuracy of Death: 7,3
Bad Biology: 6
La crème : 3,9
From Inside:8
Genius Party: 8
HellBoy II: The Golden Army: 4
Idiots and Angels: 6
Island of the Lost Souls: 6.5
Let the right one in: 9
Repo: A Genetic Opera: 7
Truffe: 8
X-Cross: 1

28 juil 2008

TÉNÈBRES

Fantasia 2008 – Jour 17 – Island of the Lost Souls

Island of the Lost Souls


Si un Conte pour tous avait repiqué des idées à Harry Potter, on aurait eu un film comme celui-ci. Une histoire familiale cute avec une jeune fille adepte du ouija qui vient de déménagé dans un village banlieusard et qui doit affronter un sorcier qui pourrait passer pour le demi-frère de Voldemor. C’est bien conduit, on ne s’ennuie pas et, si on considère que c’est pour la famille et surtout les enfants, les personnages peuvent passer pour intéressants.

Ce que j’ai le plus apprécié de ce film est que, d’une part, c’est meilleur que du Disney et que, d’autre part, il n’y a pas que les anglo-saxons qui peuvent faire des films de fantasy moderne (urbaine). Outre cela, il n’y a pas grand-chose à dire…


Vus et notés (sur 10):
Accuracy of Death: 7,3
Bad Biology: 6
La crème : 3,9
From Inside:8
Genius Party: 8
HellBoy II: The Golden Army: 4
Idiots and Angels: 6
Island of the Lost Souls: 6.5
Let the right one in: 9
Repo: A Genetic Opera: 7
Truffe: 8
X-Cross: 1

26 juil 2008

TÉNÈBRES

Fantasia 2008 – Jour 16 – Repo: A Genetic Opera

Repo: A Genetic Opera



Commençons par rappeler que Repo est un drame musical rock de science-fiction gothique adapté à partir de la scène. L’atmosphère tend d’ailleurs à se saturer de noir, de sang et de musique noire et dure, jusqu’au gore et à l’orgie de cadavres annoncés, jusqu’à l’expression de l’inévitable et son acceptation (presque sa recherche). Ce film pousse ses personnages vers un extrême décadent et le ton est rapidement donné dès les premières minutes quand Shilo et le Graverobber se retrouvent dans un dépotoir de cadavre – j’allais écrire une fosse, mais ce n’aurait été qu’euphémisme.

Au travers des épisodes de l’hilarant Dr Horrible’s Sing-Along Blog, ce film a contistué un excellent divertissement pour moi, qui ne suis généralement pas un amateur de films musicaux. Je ne crois pas que Repo va devenir un classique comme The Rocky Horror Picture Show, mais il va faire sa marque dans le genre parce qu’il est moderne, va jusqu’au bout de son propos et que les performances d’acteurs sont impressionnantes.

Si Anthony Stewart Head et Paul Sorvino sont toujours à la hauteur, on peut ajouter Sarah Brightman et étonnament Paris Hilton dans les découvertes de Repo. D’abord, Paris que j’ai déjà vu essayer d’être une actrice dans le très quelconque House of Wax démontre des talents de chanteuse et d’actrice dans ce rôle qui, ma foi, parait être une (auto-) critique de sa propre vie, entre son riche héritage et la cruauté de ce qu’on peut attednre d’elle. Ensuite, Sarah Brightman offre quelques tours de chants très bien sentis et qui font pâlir tous les autres (quoique le RepoMan…); son rôle, bien que secondaire, crève l’écran! Finalement, le reste de la distribution soutien très bien la force de la musique et du drame qui se joue devant nous.

Passons maintenant aux faiblesses… La première est la surcharge de musique, à la limite de l’acceptable. Quelques pauses et dialogues supplémentaires auraient permis à certaines scènes d’avoir plus d’impact. Aussi, la mise en situation et les trois (ou quatre?) retours en arrière auraient gagné à être présenté d’une manière plus vivante que la bande dessinée « lue » par la caméra; un format dessin animé aurait peut-être été plus approprié.

Puis, au milieu des tout ce sang et cette mort, l’aspect science-fictionnel le plus poussé, à savoir la repossession des organes vitaux lorsque les paiements ne sont pas effectués, a une lacune qui, si elle sert le gore et le gothisme, nuit à la crédibilité du film. En effet, le RepoMan, l’agent de recouvrement de GeneCo, opère à froid un peu n’importe où et carrément n’importe comment… Il a beau être médecin, les organes qu’il récupère seront sûrement inutilisables vue la manière avce laquelle il les reprend.

Finalement, l’aspect tragédie grecque de la finale m’a un peu ennuyé. Manque d’originalité des auteurs ou usure de ma part, chus pu capable des tragédies familio-vengeresses avec des maturations d’ado un peu faciles…

Pour terminer, je suis en questionnement à savoir si je vais m’acheter la trame sonore quand elle va sortir… Si on tient compte que je ne m’achète que deux ou trois CD par année, c’est que mon intérêt pour cette trame est significative.

Vus et notés (sur 10):
Accuracy of Death: 7,3
Bad Biology: 6
La crème : 3,9
From Inside:8
Genius Party: 8
HellBoy II: The Golden Army: 4
Idiots and Angels: 6
Let the right one in: 9
Repo: A Genetic Opera: 7
Truffe: 8
X-Cross: 1

23 juil 2008

TÉNÈBRES

HellBoy II: The Golden Army

HellBoy II: The Golden Army


*Attention: spoilers* (mais ce n’est pas comme si ce film en valait la peine)

Bien oui, au milieu de Fantasia, j’ai pris une pause ciné commercial. Et je le regrette.

Guillermo doit être fatigué, parce qu’il nous a servi des scènes dignes de plus récents Star Wars, des histoires d’amour à faire vomir, un nouveau personnage d’un ridicule consommé et un dénouement tellement prévisible que le processus pour s’y rendre ne suscite que peu d’intérêt.

Les scènes léchées visuellement, qui sont habituellement une force du réalisateur, perdent beaucoup de leur impact parce que certaines sont surchargées (et rappellent les foules de Star Wars) et d’autres semblent plaquées (comme la confrontation dans la salle du trône). Les deux plus belles scènes sont sûrement celles de l’élémental sylvain (avant qu’il meurt) et celui de l’Ange de la Mort (à l’apparition aussi brève qu’impressionnante).

Le personnage de Johann, qui remplace le défunt docteur Broom (père adoptif de HB), arrive avec ridicule et, malgré quelques tentatives de le rendre crédible ou au moins pertinent, reste d’un ridicule pathétique jusqu’à la fin. Comme perso-facteur de désintérêt, on fait rarement mieux dans une superproduction.

Mais peut-être le pire élément – celui qui assomme autant par sa présence bouche-trou que par sa médiocrité de traitement - est le jeu des relations amoureuses tumultueuses de Liz et HB d’un côté, et d’Abe et la princesse de l’autre. D’ailleurs (spoiler majeur ici…), ça ne prend pas la tête à Papineau pour comprendre au bout de dix minutes que la sœur va devoir se sacrifier à la fin du film pour tuer son frère! Faut-il être si prévisible, osti d’Amâricain?! Avec l’idée de présenter la problématique des amours interraciales en sourdine (comme un bloc de ciment dans un oreiller de plumes), la mièvrerie et l’insignifiance n’ont jamais été aussi poussées dans un film tiré d’un comics… Je dois le répéter : à faire vomir. Ce n’est même pas une question de crédibilité (ce serait trop généreux d’en reconnaître!), c’est simplement savoir comment raconter une histoire sans se perdre à gauche et à droite avec des éléments qui ne servent en rien le propos général.

Je ne retiens que quatre éléments qui m’ont aidé à passer à travers cette production : les chats (dans deux scènes, parce que ce sont des chats), l’humour (partiellement), l’Ange qu’on voit d’ailleurs dans la bande-annonce, et les fées des dents (toothfairies). Mais les chats ne sont qu’un accessoire, l’humour est boiteux deux fois sur trois, l’ange n’est là que cinq minutes et a en fait bien peu d’impact, et les fées ne sont pas là bien plus longtemps…



Vus et notés (sur 10):
Accuracy of Death: 7,3
Bad Biology: 6
La crème : 3,9
From Inside:8
Genius Party: 8
HellBoy II: The Golden Army: 4
Idiots and Angels: 6
Let the right one in: 9
Truffe: 8
X-Cross: 1
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22 juil 2008

TÉNÈBRES

Fantasia 2008 – Jour 11 – From Inside

From Inside


Ce n’est pas un dessin animé conventionnel : comme suggéré par le titre lui-même, il est contemplatif. Pour atteindre ce stade, le mouvement est réduit à son minimum : seul le train (en CGI) est vraiment mobile. Tout le reste est portrait statique, ou parfois une partie est amovible comme un bras ou un personnage par-dessus le décors.

Ce qui fait avancer l’histoire, c’est la narration à la première personne. C’est aussi une des faiblesses de ce film : nous n’avons droit qu’au point de vue de cette jeune mère en devenir, avec ses rêves (ou plutôt ses cauchemars), ses impressions et ses connaissances. Si certains effets et manques se justifient par le traumatisme général de ce monde post-apocalyptique, plusieurs absurdités surviennent tel que la présence d’une monstrueuse raffinerie (ou usine) qui n’apporte rien à l’histoire – en plus de ne pas avoir de sens comme tel –, et que le passage entre les rêves mêmes de l’héroïne et sa réalité.

L’atmosphère sombre et les couleurs ocre, du rouge vif au brun noir, ainsi qu’une présentation simple mais bien sentie des autres personnages font de ce film un bijou de dépression. On ne peux pas sortir indemne de ce visionnement, et il serait bon d’en imposer la projection à tout militariste ou terroriste de ce monde (même s’ils risquent de ne pas tout comprendre).


Vus et notés (sur 10):
Accuracy of Death: 7,3
Bad Biology: 6
La crème : 3,9
From Inside:8
Genius Party: 8
Idiots and Angels: 6
Let the right one in: 9
Truffe: 8
X-Cross: 1

21 juil 2008

TÉNÈBRES

Fantasia 2008 – Jour 9 – X-Cross (et) Bad Biology

X-Cross


Ce film n’était pas sur ma liste d’intérêts ; après le travail et le souper, il me restait quatre heures d’attentes avant Bad Biology… J’ai donc décidé d’aller voir le film qui précédait celui-ci dans la même salle. Ce ne fut pas un film d’horreur, mais d’erreur.

Comme erreur, elle fut magistrale! La construction du film a été le premier indice de mon malheur : il est divisé en chapitres, chacun commençant par une scène suggérant un moment intense (pour le perso, parce que le spectateur est maintenu dans l’ignorance des tenants et aboutissants), suivi d’un rapide rewind au début de l’histoire qui constituera ce même chapitre. Cela, combiné à l’accumulation éhontée de clichés de films de ce genre, à la stupidité pathologique des héroïnes (sans parler de leurs jeux d’actrices) et au manque de rigueur du scénario, en fait un navet comme j’espérais ne pas en voir cette année.

J’ai très vite perdu tout intérêt pour les émotions des personnages et, pendant que les autres spectateurs riaient, j’étais ébahis face à tant d’insignifiance.

Si un jour vous avez l’occasion de louer gratuitement ce film, prenez-en un autre!


Bad Biology


Avec « I was born with seven clits » comme prémices, ce film démarre dans ce que le public de Fantasia apprécie le plus : de l’absurde, du sexe et du sang! Malgré une première impression de film d’ado, Bad Biology se dissocie du mauvais goût avec une certaine auto-dérision et a quelques touches d’un professionnalisme étonnant.

Je dois citer le travail photographique fait avec les portraits des amants de la protagoniste : ces photos prises sur le vif lors du coït montrent le sort fatal qui attend ces hommes plutôt que leur dernier plaisir… Elle contraste d’ailleurs énormément avec les effets trop exagérés des poupées articulées qui servent de bébés-minutes, conséquences des ébats sans protection.

Le personnage principal, une jeune femme d’un charme bien ordinaire et très loin de la rectitude, est bien plus crédible et intéressant que son pendant masculin. D’ailleurs, l’originalité du second me semblait moins poussée : un pénis avec sa propre volonté, me semble que c’est du déjà vu. Celui-ci a bien quelques « qualités » supplémentaires – on peut penser à cette prostituée qui ne cesse de jouir, même quelques heures après la fin de la relation –, mais la psychologie (le comportement, même dans son animalité) de ce côté m’a semblé moins travaillée, voire facile.

Ce film n’aura pas une longue vie, mais le divertissement qu’il peut être le qualifie au moins pour être vu.

(Je souligne que, avec le recul, je ne crois pas que Bad Biology me paraisse meilleur parce que j'ai vu un navet juste avant; il y a des qualités dans ce film.)

Vus et notés (sur 10):
Accuracy of Death: 7,3
Bad Biology: 6
La crème : 3,9
Genius Party: 8
Idiots and Angels: 6
Let the right one in: 9
Truffe: 8
X-Cross: 1

17 juil 2008

TÉNÈBRES

Fantasia 2008 – Jour 8 – Accuracy of Death

Accuracy of Death


J’avais des attentes assez précises pour ce film : les principales images diffusées pour l’annoncer sous-entendaient de la poésie, une réflexion sur la vie et la mort, et jusqu’à un certain point (de par son sujet) un film noir. J’espérais donc un film touchant, avec une sensibilité étrangère (culturellement) et peut-être même nourrissant au niveau des réflexions spirituelles. C’était en fait une comédie.

Le choc passé, on voit cependant que ce n’est pas qu’une comédie, et heureusement. Il y a effectivement quelques pistes de réflexions sur la vie, ce qu’on décide d’en faire et comment chercher à accomplir ce à quoi on est destiné. On retrouve surtout cela dans les deux derniers tiers du film, avec les personnages d’un yakuza de la vieille école, qui dénonce la corruption amorale des jeunes mafieux, et celui d’une vieille femme, une coiffeuse au passé trouble qui confronte le grim reaper qui vient à sa rencontre. D’une certaine manière, leur âge leur confère une certaine sagesse, une vision sur leur vie et son sens ; ils ont aussi une impression d’accomplissement, ce qui justifie leur mort annoncée puisque les grim reapers attendent que les gens aient accompli leur raison d’être avant de les prendre.

Un fait appréciable d’ailleurs : les morts ne sont pas montrées, mais suggérées (sauf lors d’une fusillade entre yakuzas, mais on n’y voit pas les représentants de la mort à l’œuvre… enfin pas vraiment). Il y a d’ailleurs un certains nombre de subtilités, de non évènements qui nourrissent l’imagination et font travailler le spectateur, et le feraient encore plus travailler si la potentielle lourdeur du sujet n’était pas si souvent occultée par la légèreté de l’humour ou les scènes fleur bleue des première et dernière parties.

Tout en pigeant dans le mythe, une maladresse cinématographique aurait pu être très intéressante si exploitée autrement : le chien noir, conseiller ou exécutant des grim reapers, était un adjuvant parlant (avec des sous-titres…), répétitif (avec la question « Proceed or suspend » [le processus vers la mort de quelqu’un]) et surtout avec une tendance à être comique plutôt que grave. C’était un beau chien, mais on est loin de la crédibilité du black hound d’Harry Potter.

Ce n’est pas un film qui aura une longue vie, mais le message positif qu’il porte fait du bien et j’en conseille au moins un visionnement.

Vus et notés (sur 10):
Accuracy of Death: 7,3
La crème : 3,9
Genius Party: 8
Idiots and Angels: 6
Let the right one in: 9
Truffe: 8

15 juil 2008

TÉNÈBRES

Fantasia 2008 – Jour 7 – Idiots and Angels

Idiots and Angels


Je dois avouer que je bloque un peu sur ce film d’animation. Oui, il est somme toute correct, en tenant compte que c’est un film d’auteur et que l’auteur a manifestement de l’expérience. Entre cynisme et surréalisme, avec une mince palette de tons peu colorés, l’histoire elle-même se tient sans dialogue, mais aussi avec une tendance à la prévisibilité… jusqu’au pathétique happy ending.

Les dessins souvent accomplis à gros traits donnent cependant un côté unique et intéressant, les personnages sont plutôt complexes et bien rendus (sans que cela passe par des dialogues!) et, oui, c’est original… Ce qui m’agace est peut-être la façon dont on m’en a parlé avant que je le vois, je ne sais pas, car ma première pensée en sortant de la salle a été : « Ah, bon! Ce n’était que ça. »

Je ne regrette pas de l’avoir vu, mais je crois que vais bientôt l’oublier…

Vus et notés (sur 10):
La crème : 3,9
Genius Party: 8
Idiots and Angels: 6
Let the right one in: 9
Truffe: 8

13 juil 2008

TÉNÈBRES

Fantasia 2008 – Jour 6 – La Crème (et) Let the Right One In

La crème


Comédie française avec un simple (faible) élément fantastique, La Crème renvoie au pathétisme du chômeur, sa famille et de la campagne française, mais, contrairement à Truffe, on en tire rarement ne serait-ce que des sourires… Parce que ce sont des longueurs, parce que la parenté (les parents du héros surtout) n’ont probablement de formation d’acteurs, et parce que les dialogues nombreux sont d’une insignifiance exaspérante.

Le phénomène fantastique, la crème faciale miraculeusement apparue sous le sapin au lendemain de Nowel et procurant une apparence de vedette à son porteur, comporte quelques zones grises quant à son effet, sa quantité et son origine. Deux personnages au moins ont paru ne pas être sous le charme à certains moments et oui à d’autres. De fait, la mise en situation lorsque les effets se dissipent (mais y a-t-il une logique/durée/raison dans les limitations de ces effets?) est souvent bancale : d’une part, elle est évidente et, d’une autre (en particulier la scène du chant), la réaction des gens est peu crédible (même lorsque des « acteurs » réagissent).

Finalement, les deux points positifs (oui, il y en a) sont les dernières 15 minutes du film et la critique du vedettariat en général. Effectivement, après plus d’une heure d’attente et de préparation, la finale est drôle – pas à rire aux éclats, mais tout de même du bonbon – grâce au deuxième chômeur qui a finalement eu accès au remède miracle. La critique elle-même du vedettariat – de l’idôlatrie aveugle qui découle de la célébrité – est assez subtile et fine pour qu’on puisse apprécier grosso modo le propos de ce long métrage ; le fait que la personnification des vedettes par le protagoniste ne soit pas explicité (sauf une fois pour Gérard Depardieu), bien qu’il garde son nom, remet en question l’anonymat ou la méconnaissance de l’individu derrière sa propre célébrité.


Let the right one in


Difficile de donner une note plus faible à cette histoire inhabituelle de vampire. D’abord, je vais avouer m’être facilement transposé dans le personnage principal, un blondin de douze ans grand lecteur et peu social, souffre-douleur de quelques camarades de classes, qui rencontre sa voisine et tente de faire naïvement ami-amie avec elle. Comme un premier amour de jeunesse pour un introverti au milieu d’un pays de neiges et de ténèbres (la Suède), un amour qui suscite aussi des terreurs d’enfant, des incompréhensions face aux adultes et à leurs choix, et une poésie froide du paysage de jour comme de nuit. Le tout soutenu par un choix de musique simple et efficace.

Oui il y a du sang, oui il y a un brin de violence, mais il y a surtout l’histoire en boucle des gardiens du secret vampirique, et des écarts de la vampire insouciante et soumise à ses trop forts instincts. Une seconde histoire d’amour, dirai-je, pour mettre en valeur les risques et la force du lien à former. Un lien libre de sang, mais bien plus approfondi: celui de la découverte des émotions fortes (positives et négatives), de la sexualité (plutôt en sourdine et en sous-entendus vu l’âge des acteurs), de son identité, de son intégrité et de sa force… Au milieu d’un monde d’une normalité confortable, d’une quotidienneté facile – surtout démontrée par ceux qui sont à côté de tout cela, mais qui par leur proximité en seront atteints et donc y seront mêlés pour le meilleur et pour le pire. Je vois bien que je parle sans être tout à fait clair : je ne donne pas de détails pour révéler l’enchevêtrement des relations et des évènements, car ce ne serait pas donner justice à la trame narrative admirablement ficelée (sans être innovatrice ou extraordinaire, mais à ce point ce n’est pas nécessaire).

Les mots me manquent pour que je puisse dire à quel point ce film m’a touché et que je voudrais le revoir. Tout ce que je pourrais ajouter c’est que, bien qu’ils ne soient pas amis des vampires (bien au contraire), il y a des chats dans une séquence de ce film, des chats numériques dans toutes leurs splendeurs et sous l’impossible poids des mythes…


Vus et notés (sur 10):
La crème : 3,9
Genius Party: 8
Let the right one in: 9
Truffe: 8

11 juil 2008

TÉNÈBRES

Commentaire additionnel à propos de Truffes

Les éléments science-fictionnels sont peu prononcés, et encore moins expliqués. Est-ce que le réalisateur a choisi la voie facile? Je ne crois pas; il a plutôt choisi de ne pas encombrer son œuvre de « notes de bas de page » et de laisser son public travailler. D’ailleurs, la finale suit cette logique et j’y pense encore…
TÉNÈBRES

Fantasia 2008 – Jour 2 – Genius Party

Note : Pour les résumés des films, allez donc sur le site de Fantasia en cliquant sur le titre des films; je ne mets pas ces liens-là pour rien!

Eh oui, je prends mon temps pour écrire mes critiques…

Genius Party


Genius Party est un ensemble de courts métrages d’animation quelque peu inégal. Voici, pour chaque réalisateur/métrage, mes impressions :

Genius Party (réalisé par: Atsuko Fukushima) 6/10
Petite introduction sans histoire – ou du moins à la trame narrative légère (et sans dialogue) – mettant en vedettes un drôle d’oiseau, des pierres-têtes et un gros party de couleurs. Ça nous prépare bien à ce qui va suivre : des trips d’auteurs sans retenu, avec beaucoup d’humour et d’humanité.

Shanghai Dragon (réalisé par: Shoji Kawamori) 8/10
Je pense bien que c’est celui que je préfère : ce jeune morveux un peu attardé qui devient le sauveur de l’humanité a quelque chose de touchant. Et l’histoire elle-même est hors un survol rapide et iconoclaste du genre anime/manga; on s’en donne à cœur joie tout en préservant une certaine innocence, un douce naïveté. J’aimerais bien le revoir, celui-là.

Deathtic 4 (réalisé par: Shinji Kimura) 6/10
Si ce n’était du type d’animation et du format de deux des quatre personnages principaux (les deux zombies, dont le principal qui ressemble bien trop physiquement à un Stewie [Family Guy] plus vieux de quelques années), j’aurai bien plus apprécié cette petite histoire d’enfants, qui, dans un monde où tout doit être mort-vivant, tentent de sauver une grenouille tombée là par hasard. Principalement de type « poursuite » (la partie la plus divertissante), la présence de l’intéressante Zombi Police et de leur entêtement suicidaire est ce qui m’a le plus diverti. Il y a du potentiel dans cette ouverture sur un monde souterrain apparemment très riche, mais si vitement présenté…

Doorbell (réalisé par: Yuji Fukuyama) 4/10
Histoire de doppelganger multiple, qui se dédouble comme si chaque évènement spécial, en l’occurrence sonner à une porte à la rencontre d’une autre personne, créait une ligne de vie différente qu’une des deux copies ne pourrait suivre, et qui, donc, doit continuer son chemin jusqu’à ce qu’elle soit plus rapide que don double. Deplus, il n’y a vraiment aucune innovation ou facture visuelle différente! C’est presque intéressant…

Limit Cycle (réalisé par: Hideki Futamura) 1/10
Les couleurs étaient belles. Le texte, une sorte de poème mystico-philosophico-égocentrique aurait eu avantage à être doublés et non sous-titré, car le résultat est qu’il a été possible de totalement décroché et d’attendre avec un certain ennui qu’on passe à l’animé suivant.

Happy Machine (réalisé par: Masaaki Yuasa) 7.5/10
Un autre animé sans dialogue, bien touchant et bien mené. De l’enfant abandonné dans une « maison » au milieu d’une plaine presque désertique à son destin ultime, on y retrouve le cycle de la vie, ses découvertes et ses déceptions. Je le répète : très touchant et subtil, et pas fleur bleue pour deux sous.

Baby Blue (réalisé par: Shinichiro Watanabe) 7/10
Entre l’amitié d’enfance et presque l’amour des adolescents, c’est un parcours réaliste de deux jeunes qui ont quelque chose à régler avec leur passé, et qui vivent finalement un évènement marquant, comme un roseau qui brise sous le vent. Quelque chose auquel les personnes qui ont perdu de vue leurs grands ami/es de jeunesse vont pouvoir s’identifier.
Pourquoi avoir mis celui-ci en dernier? Parce qu’il porte à réfléchir sur nous-mêmes? Peut-être, mais cette note touchante nous laisse partir avec nostalgie, ce qui, après l’humour et les éclats des autres films, ressemble plus à un « downer » qu’à un plus…

Vus et notés (sur 10):
Genius Party: 8
Truffe: 8

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